Amendes routières : ce qui change dès le 1er juillet 2026
Depuis le 1er juillet 2026, les montants des perceptions immédiates appliquées aux infractions routières sont augmentés de 10 %. Concrètement, lorsqu’une infraction est constatée et traitée immédiatement, le montant à payer est désormais plus élevé. Les excès de vitesse sont également concernés.
Ces montants n’avaient plus été adaptés depuis 2017.
Ce qui change selon le type d’infraction
Pour les infractions du 1er degré, comme le fait de ne pas porter sa ceinture de sécurité ou de ne pas utiliser son clignotant, le montant passe à 64 euros au lieu de 58 euros.
Les infractions du 2e degré, comme le fait de franchir un feu orange ou de dépasser par la droite, sont désormais fixées à 128 euros au lieu de 116 euros.
Les infractions du 3e degré, comme le fait de franchir un feu rouge ou de manipuler son téléphone au volant sans support adapté, s’élèvent à 191 euros au lieu de 174 euros.
Enfin, les infractions du 4e degré, les plus graves, comme faire demi-tour sur autoroute ou ne pas respecter la signalisation à un passage à niveau, sont portées à 520 euros au lieu de 474 euros.
À noter que seules les infractions du 4e degré commises par des conducteurs étrangers peuvent faire l’objet d’une perception immédiate. Les conducteurs belges concernés sont quant à eux cités à comparaître devant le tribunal.
Alcool au volant : des montants également en hausse
Les perceptions immédiates pour les infractions liées à l’alcool, dans la mesure où elles sont traitées sur place, sont elle aussi concernées par l’ augmentation.
Par exemple, un conducteur présentant un taux compris entre 0,22 et 0,35 mg/l d’air expiré (soit 0,5 à 0,8 g/l de sang) devra désormais payer 197 euros, contre 179 euros auparavant.
Autre changement depuis le 1er juillet : les règles relatives aux interdictions temporaires de conduite pour conduite sous influence de l’alcool ont été modifiées. Celles-ci sont désormais fixées à 12 heures dans tous les cas lorsqu’un conducteur est contrôlé au-dessus de la limite autorisée, alors qu’elles pouvaient auparavant varier entre 2, 3, 6 ou 12 heures selon la situation.
Excès de vitesse
En cas d’excès de vitesse, le montant de base est fixé à 58 euros pour les 10 premiers km/h au-dessus de la limite, contre 53 euros auparavant.
Au-delà de ce seuil, le calcul dépend du lieu de l’infraction.
En agglomération, en zone 30, dans une zone de rencontre ou résidentielle, chaque km/h supplémentaire coûte désormais 12 euros (au lieu de 11 euros). Hors agglomération, ce montant est de 7 euros par km/h supplémentaire (au lieu de 6 euros).
En cas d’excès de vitesse de plus de 30 km/h en agglomération ou de plus de 40 km/h hors agglomération, le contrevenant est renvoyé devant le tribunal.
A tous ces montants de perception immédiate s’ajoute une redevance administrative de 10,67 euros (taux 2026). Elle couvre les frais de traitement du dossier.
Éviter les amendes reste possible
La grande majorité de ces infractions peuvent être évitées simplement en respectant les règles du Code de la route. Cela permet bien sûr d’éviter des conséquences financières, mais surtout de préserver sa sécurité et celle des autres usagers de la route.