Quelques chiffres

25 km/h
Selon le Code de la route, « un engin de déplacement motorisé (EDM) est un véhicule à moteur à une roue ou plus qui ne peut, par construction et par la seule puissance de son moteur, dépasser sur une route horizontale la vitesse de 25 km/h ».
13%
13% des Wallons utilisent un engin de déplacement. Parmi eux, 2% l’utilisent régulièrement. Ce chiffre augmente chaque année.

En bref

La mobilité alternative est en augmentation depuis quelques années déjà. Plus écologiques et parfois plus rapides que la voiture, les engins de déplacement motorisés (EDM), ou non (ED), sont surtout utilisés en agglomération.

Il s’agit notamment des trottinettes, monoroues et skateboards électriques, des hoverboards, des gyropodes (Segway®), mais aussi des fauteuils roulants électriques ou encore des scooters électriques pour personnes à mobilité réduite.

Risques et dangers

Des risques équivalents à ceux que vous courez à vélo

Les études actuelles estiment que le risque de décès et de blessure par kilomètre parcouru en engin de déplacement motorisé dans une circulation urbaine est plus ou moins équivalent au risque couru à vélo.

Attention à la tête !

Le port du casque sur les engins de déplacement motorisés n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé. Plus particulièrement pour certains publics comme les enfants, les personnes âgées et lors de pratiques sportives.

Ne vous laissez pas distraire

Si vous téléphonez ou envoyez des messages en roulant, votre temps de réaction est plus long et votre champ de vision se rétrécit.

Vous avez également besoin de plus de distance par rapport aux trottoirs et avez tendance à rouler plus au centre de la chaussée.

Tout savoir sur le risque de distraction

Que dit la loi ?

Du point de vue du Code de la route, les nouveaux engins de déplacement comme les rollers, les skateboards ou les trottinettes doivent répondre à certaines règles :

  • ils doivent être limités à 25 km/h
  • vous pouvez circuler à différents endroits en fonction de votre vitesse :
    1. Si vous roulez à une vitesse proche de celle de la marche, vous êtes considéré.e comme piéton et devez donc circuler sur le trottoir et traversez sur les passages pour piétons
    2. Si vous roulez au-delà de la vitesse de la marche, vous êtes considéré.e comme cycliste : vous devez emprunter les pistes cyclables, pouvez prendre le sens unique limité, devez respecter les feux vélos…

En revanche, il n’est pas obligatoire :

  • de porter un casque (même si c’est fortement recommandé !)
  • d’avoir une assurance responsabilité civile

Assurances et engins de déplacement

Les assurances RC familiales couvrent généralement les dommages causés accidentellement à un tiers avec un engin de déplacement motorisé ou non motorisé. Si votre assurance familiale ne couvre pas ce type d’engin, vous pouvez souscrire à une assurance RC spécifique. Attention, en l’absence d’une assurance RC adéquate, les dégâts matériels et corporels que vous pourriez causer à des tiers seront à votre charge.

Vos propres dommages matériels ou corporels ne sont pas couverts sauf si :

  • vous avez un accident avec un véhicule motorisé autre qu’un EDM (voiture, moto, poids lourd). L’assurance RC auto de ce véhicule vous indemnisera automatiquement de votre dommage corporel (frais médicaux par exemple), car vous serez considéré.e comme usager faible. Les dégâts à l’engin lui-même ne sont par contre pas pris en charge dans le cadre de cette législation, mais pourront être indemnisés si vous démontrez la faute du conducteur de l’autre véhicule motorisé. La protection de l’usager faible ne vous exonère toutefois pas de votre propre responsabilité si vous êtes en tort !
  • Vous avez contracté auprès d’une société d’assurances une assurance spécifique « engin de déplacement » qui couvrira, en plus de la RC, selon les conditions du contrat, les dommages au conducteur, au véhicule, le vol, etc.

Amendes et autres sanctions

Si vous circulez à moins de 5 km/h et commettez une infraction, vous vous exposez aux mêmes sanctions qu’un piéton. À plus de 5 km/h, vous êtes soumis.e aux mêmes règles que les cyclistes.

Par ailleurs, si vous rangez votre engin de déplacement sur la chaussée et qu’il gêne le passage des autres usagers, il peut être emmené par la police et vous pouvez écoper d’une amende.

Money With Judge

Bon à savoir

  • Jusqu’à 5 km/h : vous êtes considéré.e comme piéton et devez donc circuler sur le trottoir et traverser sur les passages pour piétons.
  • Au-delà de 5 km/h : vous êtes considéré.e comme cycliste et devez donc vous conformer aux règles qui leur sont propres. Vous devez donc rouler sur la piste cyclable ou sur le bord de la chaussée. Vous pouvez également utiliser les bandes bus si le logo « vélo » y est présent, utiliser les sens uniques limités (SUL) et tous les autres aménagements accessibles aux cyclistes.

Rangez votre engin de déplacement à un endroit où il ne gêne pas les autres usagers. Sur un trottoir par exemple, garez-vous parallèlement et laissez bien 1,5 mètre d’espace sur la largeur pour permettre aux poussettes ou aux personnes à mobilité réduite de circuler.

Comme un cycliste ! Prévoyez :

  • un casque (pas obligatoire, mais fortement recommandé)
  • des genouillères et coudières (pour minimiser les risques de blessure en cas de chute)
  • des feux et équipements réfléchissants si vous roulez la nuit

Le casque

Lorsque vous choisissez votre casque, tenez compte :

  • de la sécurité : le casque doit répondre au label d’homologation européen EN 1078 (ou EN 1080 pour les casques d’enfant).
  • du confort : le casque doit couvrir correctement votre front, le haut et l’arrière de votre tête, mais sans limiter votre champ de vision.
  • de la taille : essayez toujours un casque avant de l’acheter. Sa position doit être centrale sur votre tête sans pencher vers l’avant ou l’arrière. Les sangles doivent être réglées pour former un triangle (jugulaire – juste en dessous des oreilles). Pour vous assurer que la taille du casque est correcte, attachez-le et secouez la tête. S’il bouge, il est trop grand. Par ailleurs, il ne doit pas gêner vos mouvements. Si nécessaire, des mousses de protection peuvent être ajoutées pour un meilleur ajustement.

Remplacez toujours votre casque :

  • Après un choc, même lorsque la coque extérieure n’est pas endommagée : la structure interne risque d’être fragilisée ou fissurée à certains endroits.
  • Si vous observez des altérations sur votre casque (petites fissures, sangles défectueuses…).
  • Après 5 ans. Les casques ont une durée de vie limitée malgré leur utilisation. Il est donc conseillé de remplacer son casque au maximum tous les 5 ans.

Les feux et équipements de visibilité

Lorsque vous circulez de nuit ou en toute circonstance ne permettant pas une visibilité suffisante de 200 mètres, comme les cyclistes, il est obligatoire que votre véhicule soit équipé d’un feu blanc ou jaune à l’avant et d’un feu rouge à l’arrière.

Privilégiez des vêtements et un casque clair ou de couleurs vives et n’hésitez pas à porter des accessoires réfléchissants lorsque le jour tombe (il existe des alternatives au gilet comme des brassards, des bandes réfléchissantes pour les chevilles, des housses pour sac à dos …).

La visibilité passe aussi par le fait de vous assurer que les autres usagers vous ont vu.e et ont saisi votre intention avant tout changement de direction. Le contact visuel, votre sonnette et vos bras sont les outils essentiels pour y parvenir ! Il existe également de plus en plus de moyens techniques pour vous rendre visible et pour indiquer vos intentions comme par exemple des gilets avec flèche, des casques avec lampes intégrées, etc.

Mobilite Alternatives Feux Equipements Gilet 2 Led Reflective Armband Safety Arm Strap Night Cycling Running Light

  • Difficulté de prise en main : maîtriser l’usage d’un monoroue, par exemple, demande une période d’apprentissage relativement longue (plusieurs heures pour un usager lambda) tandis que la plupart des individus pourront maîtriser une trottinette électrique ou un gyropode en 5 minutes. Attention, cette apparente facilité peut vous inciter à surestimer vos compétences.
  • Dimension des roues : les petites roues de certains skateboards et trottinettes augmentent le risque d’être déséquilibré.e en cas d’irrégularité de la chaussée (nid de poule, passage de trottoir…). Les grandes roues offrent plus de confort et de sécurité.
  • Roues pleines ou gonflées : les roues pleines, si elles permettent d’éviter les crevaisons, n’amortissent absolument pas les défauts de la route et peuvent rendre le plus petit gravillon dangereux. La roue gonflée à l’avant est donc conseillée. Plusieurs modèles de trottinette ont une roue gonflée à l’avant, mais une roue pleine à l’arrière (pour éviter les crevaisons et pour un éventuel système de freinage au pied).
  • Propulsion ou traction : le fait que le moteur entraîne la roue avant ou arrière pourrait jouer un rôle dans le risque de chute. Les trottinettes ayant la roue motrice à l’arrière ont tendance à voir l’avant se soulever au démarrage. Cela peut surprendre les conducteurs novices.
  • Emplacement de la batterie : une batterie (élément lourd) placée sur la barre de guidon surélève le centre de gravité par rapport à une batterie placée sous le repose-pied, et rend donc la trottinette plus instable.
  • Système de freinage : les trottinettes pour enfants sont généralement munies d’un freinage au pied appuyant sur le carter de la roue arrière. Cela existe également sur certaines trottinettes pour adultes, mais n’assure pas un freinage idéal. L’idéal est un système de freins à disque. Il existe aussi des freins à tambour et des freins « moteur » (électromagnétique) récupérant l’énergie de freinage, mais ceux-ci ne sont pas adéquats en cas de freinage d’urgence. Pour bien faire, les freins doivent se situer à l’avant et à l’arrière. Les engins de déplacement gyroscopiques (monoroue, gyropode, etc.) sont des cas à part puisque le freinage ne se fait que sur le frein moteur et peut être très puissant.
  • Éclairage : certains véhicules sont très bas et ne permettent donc pas de placer un éclairage à un endroit suffisamment visible sur l’engin de déplacement. Idéalement, c’est l’usager lui-même qui devrait porter un élément rétroréfléchissant et/ou des lampes. Ces dernières ne sont toutefois pas obligatoires de jour, mais bien de nuit ou quand la visibilité est inférieure à 200m (lampe blanche à l’avant et rouge à l’arrière) quand l’usager circule sur la voie publique.

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